La CSN peut être un véhicule fantastique pour changer le monde, la preuve, on le fait déjà à chaque signature de convention collective. Peu à peu, à force de solidarité, on gagne de meilleurs salaires, de meilleurs congés parentaux, de meilleures conditions de vie. Mais ce n’est pas assez.
Les responsabilités de la 2e vice-présidence concernent d’abord la syndicalisation, la santé et la sécurité du travail ainsi que le dossier de la santé et des services sociaux. Dans ces secteurs, ma proposition est simple: imposer la CSN comme un leader de transformation pour s’assurer que personne ne s’enrichisse sur le dos de la maladie, que nos milieux de travail soient sécuritaires et qu’il y ait toujours plus de travailleuses et de travailleurs qui joignent les rangs de notre centrale syndicale.
Comme membre du comité exécutif, le rôle de la 2e vice-présidence va plus loin. Nous sommes appelés à prendre des décisions importantes concernant la gouvernance de la CSN et son rôle social.
Le contexte politique et social actuel tend vers le changement. Toutefois, nous observons davantage une tendance vers des choix de gouvernance autoritaire et une plus grande acceptation de mesures d’extrême droite dans plusieurs pays à travers le monde. Pour le mouvement syndical, ces approches se concrétisent par des attaques frontales, pensons notamment aux plus récentes réformes du gouvernement du Québec. Pour moi, ceci est une démonstration claire qu’une classe sociale privilégiée tente d’accaparer plus de pouvoirs et plus de richesses aux dépens de la majorité de la population. Notre réaction doit être forte, mais surtout collective, pour inverser la tendance et redonner aux gens ordinaires une plus grande part du gâteau.
Lorsque nous nous concentrons uniquement sur les services individuels donnés aux membres des syndicats affiliés, nous perdons de vue l’impact social plus important que nous pourrions avoir. La CSN est composée de plus de 330 000 membres, partout au Québec, œuvrant dans tous les secteurs de la société. Notre impact pourrait être énorme si nous envisageons le syndicalisme autrement. Ensemble, nous pouvons influencer le développement de la conscience de classe et du rapport de force au sein de nos membres, puis transformer notre société pour en faire un endroit où toutes les travailleuses et tous les travailleurs mènent une vie plus digne.
C’est dans ce sens que je vais pousser, si les délégué-es acceptent de renouveler mon mandat lors du prochain congrès de la CSN prévu du 25 au 29 mai 2026.
Plus de 15 000 nouveaux membres ont rejoint la CSN provenant de plusieurs secteurs différents. La majorité des nouvelles accréditations sont des personnes salariées nouvellement syndiquées.
Une bataille importante s’est organisée à la suite de la fermeture des entrepôts Amazon au Québec pour défendre des milliers de travailleuses et de travailleurs devant un des pires employeurs.
On continue de se battre pour de meilleurs mécanismes de prévention et de participation pour toutes les personnes salariées du Québec. Des gains importants ont été obtenus dans plusieurs secteurs, mais la lutte continue notamment pour les secteurs de l’éducation ainsi que de la santé et des services sociaux.
À travers la campagne « Vraiment public », nous avons créé une large coalition pour sauver notre réseau public de santé et de services sociaux dans le contexte d’une privatisation agressive de ce dernier. Nous avons dévoilé les problèmes liés à un réseau à deux vitesses et nous tentons de démasquer les quelques individus qui ont comme intérêt de s’enrichir sur la santé des gens.
J’ai été élevé par une mère monoparentale dans le Sud-Ouest de Montréal. À 18 ans, j’ai commencé à travailler au centre de distribution du Groupe Jean-Coutu comme préparateur de commande et conducteur de chariot élévateur. Le début des années 2000 n’était pas une période facile pour les travailleuses et les travailleurs. Il y avait beaucoup de précarité, surtout chez les jeunes comme moi. Quand on s’est joint à la CSN, je me suis tout de suite impliqué dans mon syndicat, puis à la Fédération du commerce (CSN), où je suis devenu président en 2018.
Depuis 2021, je suis 2e vice-président au comité exécutif de la CSN. Je crois avoir été en mesure de contribuer pour donner une approche combative au syndicalisme de la CSN. J’ai le sentiment que les membres savent que nous sommes une organisation qui n’hésitera pas à se retrousser les manches pour les défendre au quotidien.